Phase 4 : communication et socialisation du projet

Très en amont, il faut penser aux moyens de communication qui seront développés pour sa publicité vers le public-cible. L’importance du nom a été soulignée précédemment. Cette phase est délicate car elle implique la communication institutionnelle de la collectivité dont est issu le projet. Élus et service de communication de la collectivité ou de l’établissement doivent être des acteurs impliqués dès le début du projet. Là, il existe sur le territoire de grandes inégalités. Si les formes traditionnelles de la communication institutionnelle sont bien connues par les services de communication, la publicité sur le Web, notamment par les emblématiques réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter ou Google+, est loin d’être admise et reste l’objet de tous les fantasmes. Il faudra donc prendre le temps d’expliquer, de montrer des exemples à propos de cette présence ou dissémination de notre information sur ce nouveau monde qu’est Internet.

Dans le cas d’un projet incluant la participation active des usagers, il faut anticiper très tôt les situations à risque, tel usager qui utilise des services interactifs pour déverser sa bile ou sa colère, hors de propos. C’est souvent cet aspect qui est surdimensionné négativement dans le cadre d’un projet impliquant la participation des utilisateurs. Dès le démarrage de ce type de projet, il faudra donc fixer les limites de manière claire (charte d’utilisation pour les usagers) et autoriser un administrateur à intervenir sur des commentaires dépassant les règles du savoir vivre ensemble.

Si ces aspects négatifs et réels sont à prendre en compte, il faut développer cette phase pratiquement comme un projet dans le projet. Une campagne d’affiches, une communication par presse ou sur le Web doivent faire passer le message et toute la symbolique du projet de manière efficace. Utiliser tel ou tel outil de communication sera plus ou moins utile en fonction du public à toucher. La communication vers les adolescents peut être beaucoup plus rentable si elle s’effectue sur les médias qu'ils plébiscitent : réseaux sociaux ou blogs… Ces aspects commencent seulement à être perçus par notre profession. Et l’on commence à voir se développer des pages de bibliothèques sur Facebook, générales ou thématiques ainsi que des blogs dédiés à tel ou tel public. Mais le chemin est long. Car, l’écriture sur ces pages n’est pas encore tout à fait adaptée au public à qui elle s’adresse. C’est un changement de culture. « À qui écrit-on ? » est la première question à se poser pour communiquer sur le Web.

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