Phase 1 : le pourquoi du projet ?

La question est centrale et d’importance. Résultat d’une pré-étude (diagnostic, enquête, audit, rapport), le projet doit s’appuyer sur des bases solides (constat ou état des lieux) et permettre de définir des objectifs, validés ensuite par la tutelle. Cette étape peut être longue : elle permet de poser toutes les questions futures de nos partenaires et d’anticiper des réponses ; puis de déterminer ensuite les modalités d’organisation du projet, et les rendez-vous réguliers (réunions, concertations nécessaires, validations). Quelles sont nos ressources, humaines, matérielles ? Quelles sont nos compétences et nécessitent-elles des formations complémentaires ? Toutes ces questions sont capitales.

Le projet répond souvent à une demande exprimée par une autorité hiérarchique ou, si la requête n’est pas de leur fait, il est le résultat d’une proposition par le fonctionnaire à sa tutelle afin de répondre aux missions de son service ou de le faire évoluer. Certes, sans une volonté politique exprimée, un projet contiendra une grande part d’incertitude qui risque d’être dommageable plus tard, celui-ci nécessitant ressources humaines, moyens techniques et financiers pour le conduire à terme. Il engage des acteurs très variés, liés par des relations hiérarchiques ou des relations plus informelles, possédant des compétences diverses et provenant d’univers professionnels différents.

En effet, dans un projet, il est difficile de rassembler des professionnels des bibliothèques, des collègues des différents services de sa collectivité (informatique, communication, services techniques), des partenaires privés, publics ou associatifs et parfois, les individualités/individus représentant le public à qui le projet est destiné. Il conviendra de bien identifier les rôles de tous les partenaires potentiels, et de fédérer tous ces acteurs. Quelle est la meilleure manière de réunir un groupe si ce n’est en lui donnant un nom spécifique ? Au départ, cela peut être tout simplement un nom de type : groupe projet ou comité technique pour la mutualisation des actions culturelles du Pays Imaginaire ! Si le nom est fédérateur, il devient indispensable, plus tard, pour la phase de lancement en direction du public.

Le projet raphaëlois de « Mise en réseau des bibliothèques du Pays de Fayence avec la médiathèque de Saint-Raphaël en synergie avec la médiathèque départementale du Var » (c’était le nom du départ qui était très long à écrire sur tous les documents !) a débouché sur le nom d’une entité générale, une médiathèque de territoire : la médiathèque Terres et Mer, abrégée en MEDIATEM. Désormais, ce nom est devenu l’emblème de l’ensemble des 15 bibliothèques isolées mais rattachées au projet et permet de communiquer sur un nom court (3 syllabes) vers le public. Il a été déterminé de manière collaborative (selon la méthode éprouvée du remue-méninges) : condition de la bonne appropriation du projet par tous les acteurs. C’est aussi le nom du site Internet commun : < www.mediatem.fr >.

 
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