En parallèle, une exposition virtuelle

La bibliothèque a par ailleurs décidé de mettre en ligne une exposition virtuelle consacrée à Jean Carbonnier, constatant l’absence, sur Internet, de ressources suffisamment fiables et complètes sur le Doyen6. L’exposition visait non seulement à faire connaître une grande figure du droit contemporain, méconnue du grand public, mais aussi à répondre aux attentes des spécialistes. Cujas avait déjà une certaine expérience en matière d’exposition virtuelle, ayant déjà réalisé celle sur le Bicentenaire du Code civil (1804-2004) en collaboration avec la Cour de cassation et l’Ordre des avocats7.

L’architecture de l’exposition a été élaborée par Raymond Verdier, Franck Hurinville et Sébastien Dalmon, qui ont également rédigé les textes de présentation et choisi les extraits des œuvres citées. Le plan du site a ensuite été présenté et validé par le comité scientifique du colloque Carbonnier. Les aspects techniques ont été pris en charge par le département informatique de la bibliothèque, particulièrement par un assistant ingénieur ayant des compétences dans le domaine de la création de sites Internet.

Les intitulés des différents onglets sont disposés horizontalement sous le titre de l’exposition. Dans chacun, on trouve des citations, des textes, des images (bien qu’on ait peu de photographies), des extraits vidéo et des extraits audio donnant à lire, voir et entendre le Doyen. De plus, sur le menu vertical de chaque page, à la droite de l’écran, sont regroupés l’ensemble des vidéos et des enregistrements audio disponibles, quel qu’en soit le sujet8. Les droits ont été négociés auprès de la Réunion des musées nationaux (RMN), d’autres musées et de l’Institut national de l’audiovisuel (INA). La BnF a gracieusement permis la reproduction de certaines images issues de sa bibliothèque numérique Gallica9, et la famille Carbonnier nous a très gentiment prêté quelques photographies.

Un premier onglet horizontal, intitulé « Accueil », rappelle les principales étapes de la carrière universitaire de Jean Carbonnier. Les autres onglets présentent certaines facettes de son travail (le pédagogue, le protestant, l’écrivain, l’art législatif, la science du droit), ainsi que quelques notions centrales dans son œuvre (le non-droit, le pluralisme des normes). Une place originale a été ménagée à un « Musée imaginaire » où le visiteur peut visualiser les reproductions d’œuvres d’art appréciées du Doyen, accompagnées des citations qui les évoquent ou les commentent (par exemple, Le Chancelier Séguier de Charles Le Brun et Le Tricheur de Georges de la Tour).

L’exposition virtuelle met également à disposition du public, grâce à Guy Carcassonne, un texte inédit de Jean Carbonnier, intitulé Summum jus, summa injuria10, qui n’a jamais été publié, bien que destiné initialement à l’hebdomadaire Le Point en 1996.

L’exposition offre aussi quelques liens vers d’autres pages ou sites Internet consacrés au Doyen et à son œuvre11.

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