La médiation numérique et les musées : entre autonomie et prescription


Portrait de l'auteur
Vidal Geneviève

Maître de conférences en sciences de l'information et de la communication LabSic Université Paris 13

Les prescriptions relatives aux technologies numériques d’information et de communication conduisent les institutions patrimoniales à développer de nouvelles médiations, pour tisser des relations avec leurs publics. Ces technologies font du reste désormais partie des critères de performance dans un contexte politique de valorisation du patrimoine.

La médiation muséale sur les réseaux numériques, tant internationaux que locaux, autrement dit reliant des objets multimédias dans l’enceinte de l’institution, mène à une situation ambivalente, où s’affrontent deux logiques, celle de l’autonomie des usagers-visiteurs et celle de la prescription des médiateurs.

En effet, les scénarios, les fonctionnalités, le design et l’ergonomie des dispositifs interactifs mis en œuvre marquent une ambition d’autonomisation de l’accès au patrimoine. Aussi, les publics dotés d'une compétence technique multimédia aiguisent leur volonté d'intervenir dans le processus de médiation. De fait, la mise en relation, qui demande un investissement, de la part de l’institution, en termes d’interactivité, est synonyme de rapprochement, pris en charge par la technique, et dans le même temps, crée les conditions d’une mise à distance.

Que font les médiateurs de cette ambivalence ? Comment peuvent-ils composer avec une mission de diffusion et des propositions de participation en direction de leurs publics ?

 
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